𝐀𝐧𝐭𝐢-𝐜𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐯𝐬 𝐚𝐧𝐭𝐢-𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐬 : 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐦𝐚𝐭𝐫𝐢𝐜𝐞𝐬 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐟𝐟𝐫𝐨𝐧𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐞𝐦𝐩𝐨𝐫𝐚𝐢𝐧𝐬.
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Ex Terminis
3/6/20261 min temps de lecture
𝐀𝐧𝐭𝐢-𝐜𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐯𝐬 𝐚𝐧𝐭𝐢-𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐬 : 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐦𝐚𝐭𝐫𝐢𝐜𝐞𝐬 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐟𝐟𝐫𝐨𝐧𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐞𝐦𝐩𝐨𝐫𝐚𝐢𝐧𝐬.
Pour remettre dans une 𝙥𝙚𝙧𝙨𝙥𝙚𝙘𝙩𝙞𝙫𝙚 𝙥𝙤𝙡𝙚́𝙢𝙤𝙡𝙤𝙜𝙞𝙦𝙪𝙚 les événements au Moyen Orient, nous remontons à la surface une analyse aussi fine qu’intemporelle de 𝗕𝗿𝘂𝗻𝗼 𝗧𝗲𝗿𝘁𝗿𝗮𝗶𝘀, publiée en 2000 pour le 𝗖𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗧𝗵𝘂𝗰𝘆𝗱𝗶𝗱𝗲.
Il y mentionne deux logiques stratégiques bien connues :
🔸 𝗟𝗮 𝘀𝘁𝗿𝗮𝘁𝗲́𝗴𝗶𝗲 𝗮𝗻𝘁𝗶-𝗰𝗶𝘁𝗲́𝘀 – visant à infliger un maximum de pertes humaines en frappant les centres urbains (donc tuant majoritairement des civils).
🔸 𝗟𝗮 𝘀𝘁𝗿𝗮𝘁𝗲́𝗴𝗶𝗲 𝗮𝗻𝘁𝗶-𝗳𝗼𝗿𝗰𝗲𝘀 – visant à neutraliser les capacités de combat de l’adversaire en ciblant ses infrastructures militaires (donc tuant majoritairement des militaires).
Bien qu’il s’exprime dans le cadre de la dissuasion nucléaire, cette typologie reste pertinente dans le cadre conventionnel qui oppose les belligérants au Moyen-Orient. Ces choix stratégiques ne relèvent pas d’une lecture moraliste (les « gentils » ne tueraient que des militaires et les « méchants » ne tueraient que des civils) , mais bien d’un 𝗰𝗮𝗹𝗰𝘂𝗹 𝗱’𝗲𝗳𝗳𝗶𝗰𝗶𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗼𝗽𝗲́𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹𝗹𝗲 en fonction des objectifs et des moyens disponibles. La stratégie de dissuasion nucléaire française dite du « 𝘧𝘢𝘪𝘣𝘭𝘦 𝘢𝘶 𝘧𝘰𝘳𝘵 » étant d’ailleurs une stratégie anti-cités clairement assumée depuis le discours de Raymond Barre en 1980.
📎 [Article de référence – page 765, note 23]
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